Dernier souffle de l’année

Grille point de croix offerte par Arachné

« Le 31 décembre, on ne fête pas seulement la fin, on écoute le silence qui précède le recommencement. »
Christian Bobin

« Le 31 décembre, même les étoiles semblent hésiter avant de s’éteindre. »
Jacques Prévert

« L’année qui s’achève emporte nos peines, celle qui commence nous apporte l’espoir. »
Proverbe chinois

« Le dernier jour de l’an est un pont entre hier et demain : traversons-le avec légèreté. »
Auteur inconnu

« La véritable magie de la nouvelle année réside dans la capacité de notre cœur à accueillir le changement et la nouveauté. »
Auteur inconnu

Dernier souffle de l’année

Pour clore cette année 2025, pour porter vos vœux vers l’année nouvelle, je vous offre un cœur à broder.
Que ce cœur, soit comme une toile tendue vers l’avenir qui attend d’être traversée par la lumière de vos espérances.
Brodez-le avec patience, point par point, et que chaque geste soit un pas vers le futur, chaque fil une intention vers le renouveau.
Laissez la lumière de la confiance danser sur la toile, pour illuminer vos souhaits et les faire rayonner par la beauté du fait main.
Et quand l’aiguille aura traversé la toile du temps, souvenez-vous que chaque nouvelle année est une chance de recommencer, d’avancer, de grandir, d’aimer encore un peu plus fort.
Qu’en ce dernier jour de l’an, pour celles qui passeront la soirée du réveillon dans la solitude, puisse cette petite broderie leur tenir compagnie pour voguer vers l’an neuf en douceur, avec la chaleur d’un réconfort discret comme le ferait la présence d’une amie pleine d’affection.
Brodez ce cœur aux couleurs de la tendresse, et que chaque point soit un éclat de lumière pour l’année qui vient.

31 décembre
dernier
jour
de l’année
un cœur
à broder
chaque point
posé est
un pas
qui mène
vers demain
la toile
tendue
laisse passer
en confiance
la lumière
de l’espérance
et
des vœux
fait pour
un avenir
rayonnant
qui
mène
vers
un nouveau
chemin
à suivre
aux couleurs
de la tendresse
pour
une année
de bonheur
à venir.

C B

Le dernier soir de l’année 

La haute lampe
Brûle sur la table en silence,
Droite parmi les livres lus
Où ma tête s’est inclinée,
Je n’entends plus,
Mélancolique et vigilante,
Passer et rôder par la chambre
La vieille Année. 

Elle s’est faite humble, patiente et grave
En sa grise robe d’hiver,
Pour s’asseoir près de l’âtre clair
Où se chauffent ses mains baissées,
Elle s’est faite douce et grave
Avec des pas légers qui semblent
Marcher à travers mes pensées
Sur de la cendre.

Les corbeilles d’été et les paniers d’automne
Sont là, pendus au mur, et parfois
L’osier craque, le vent frissonne
Aux roseaux du vase où se sèchent
Leurs tiges et leurs feuilles, et parfois
Je tressaille et j’écoute
Et je la vois,
Immobile en sa robe grise
Sans que jamais murmure sa bouche
Plus rien des chansons désapprises
Qu’elle chantait dans l’été riant
En tressant brin à brin,
Avec ses mains,
L’osier souple et le jonc pliant
Et le saule qui se redresse
Et cingle et qu’on tourne en corbeilles. 

Seul son rouet ronfle et bourdonne
Avec un bruit lointain d’abeilles
Qui s’enfle, s’approche et recule.
Et monotone
Semble filer du crépuscule. 

L’horloge haute
En sa maison d’écaille et de buis
Ajoute une heure à l’heure qui fuit
Et le temps va de l’une à l’autre
Jusqu’à minuit. 

Alors la silencieuse Année, assise
À l’âtre en sa robe rose et grise
Se lève et rallume le feu qui s’éteint,
Une grande flamme d’espoir
Monte et rougit le pavé noir
Et réchauffe ses mains glacées,
Et je crois voir,
Au seuil déjà du temps qui vient,
Son visage nouveau sourire à mes pensées.

Henri de Régnier

Le dernier jour de l’an

Le dernier jour s’attarde un peu,
Comme un invité qui tarde à partir,
Il pose sur nous son regard bleu,
Et nous murmure : « Souviens-toi. »

Les calendriers, las, se referment,
Les pages jaunies par le temps,
Les promesses, les serments,
Tout s’envole en un instant.

Pourtant, dans le froid qui nous cerne,
Une flamme danse, petite et forte :
C’est l’envie, c’est l’espoir qui germe,
C’est la vie qui toujours nous porte.

À minuit, quand le ciel s’embrase,
Que les clochettes sonnent l’avenir,
On s’embrasse et on s’unit,
Pour un futur qui nous grandit.

I. A. Mistral

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