Ronde des fleurs au fil des saisons
« À toute chose sa saison et son temps. »
Proverbe français
« Les saisons sont ce qu’une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres. »
Arthur Rubinstein
« La saison qui s’en va emporte avec elle ses secrets et ses souvenirs. »
Rainer Maria Rilke
« Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l’air de pleurer de joie. »
Paul-Jean Toulet
« En été, l’éclat d’un jardin est aussi féerique qu’un feu d’artifice ! »
Céline Blondeau
« L’automne raconte à la terre les feuilles qu’elle a prêtées à l’été. »
Georg Christoph Lichtenberg
« L’hiver mon jardin s’ennuie de moi… c’est pourquoi il préfère s’endormir pour quelque temps… »
Céline Blondeau
Ronde des fleurs au fil des saisons
Ce marquoir brode les quatre saisons dans un ballet à l’éclat éphémère des fleurs et nous entraîne dans une chorégraphie florale, dans laquelle chaque pas révèle une nouvelle métamorphose : l’éclosion, la chaleur, le déclin, la neige.
- Le printemps sous un pâle soleil y éclot en pétales roses et violets, les fleurs s’y épanouissent, y frémissent en beauté fragile.
- L’été, sous un ciel généreux, s’y embrase de papillons virevoltants et de fleurs rouges, flamboyantes, incarnant l’abondance et la plénitude des journées sous un soleil de plomb.
- L’automne, lui, s’y pare de teintes cuivrées, orangées et de feuilles dansantes, capturant la mélancolie poétique du déclin, cette beauté fugace qui précède le repos.
- Quant à l’hiver, il s’y enveloppe dans un voile d’une blancheur veloutée et d’un rose tendre, où les étoiles de neige et la rose hivernale semblent se murmurer la promesse d’un cycle à renaître.
Dans cette chronologie fleurie, chaque fleur à son époque devient le témoin silencieux du temps qui passe et qui revient.
Ronde des saisons
chorégraphie
de la nature
- Au printemps
sous un
soleil pâle
naissent
des fleurs
frémissantes
aux pétales
rose et violette
- En été
sous un soleil
ardent
s’épanouissent
d’abondantes
fleurs rouges
odorantes
aux éclats
flamboyants
- À l’automne
les fleurs
capricieuses
en teintes
cuivrées
se bercent
au rythme
mélancolique
du temps
qui décline
- En hiver
en robes
veloutées
de blanc
les fleurs
se dressent
en étoiles
des neiges
et se
murmurent
l’attente
la promesse
des saisons
à renaître.
C B
La ronde des saisons
Tourne la terre, tourne le monde,
Tournent les saisons à la ronde.
Tournent les jours, tournent les ans,
Et coulent au sablier du temps.
Le printemps revenu, partout refait éclore
Bourgeons, feuilles ténues, les roses et passiflores.
La terre enfin s’éveille, l’on dirait pour toujours,
Mélodieux oiseaux répètent leurs amours.
Quand chante le rossignol, des musiques plein la tête,
La nature se pare des ses habits de fête.
Le beau soleil d’été à son tour prend la place,
Des neiges éternelles, il fait fondre les glaces,
Chauffant de ses rayons les perles de rosée,
Les moissons des blés d’or, les fruits au goût sucré.
Les matins voient renaître d’éphémères papillons,
Les nuits tombant paisibles sur le chant des grillons.
La douceur automnale teinte les paysages,
Les vignes et les raisins distillent leur fin breuvage.
Le ballet des nuages ramène dans le ciel,
La pluie qu’attend la terre, les couchers de soleil.
Les tapis lumineux des feuilles s’amoncellent,
Pour mieux cacher encore bolets et chanterelles.
Les frimas de l’hiver embrument les aurores,
Avec les premiers signes d’une nature qui s’endort,
Les manteaux blancs de neige, les gelées matinales,
Les vents et les tempêtes ou la bise glaciale.
La terre tout doucement s’engourdit et sommeille,
Son grand corps frissonnant, son cœur seul bat et veille.
Tourne la terre, tourne le monde,
Tournent les saisons à la ronde.
Tournent les jours, tournent les ans,
Et coulent au sablier du temps.
Dominique Simonet
Les saisons au village
Monts sublimes !
Si l’Hiver glace vos âmes
Qui blanchissent dans l’azur,
De vos flancs descend l’air pur,
L’eau jaillit de vos abîmes.
Alouettes !
Du Printemps les pâquerettes
Ont brillé parmi le thym,
Gais troupeaux, c’est le matin,
L’aube a lui, tintez, clochettes !
Providence !
L’épi mûr, c’est l’abondance
Que pour nous l’Été blondit,
Au soleil le champ sourit,
Le fléau bat en cadence.
Meurs, feuillée !
Fruits tombez, l’herbe est mouillée,
Automne, ouvre tes pressoirs,
Courts sont les jours, doux les soirs,
L’oiseau fuit, chante, ô veillée !
Harmonie !
Les Saisons ont un génie,
Dans les champs et dans le cœur,
Partout il veut le bonheur,
Œuvre sainte, oh ! sois bénie !
Henri-Frédéric Amiel.
Bannière, « Ronde des fleurs au fil des saisons », brodée en 2012 d'après des grilles offertes par Novalen02


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