L’œil de la nuit
« Un hibou est le plus sage des oiseaux, car plus il voit, moins il parle. »
Christie Watson
« Le hibou, symbole de connaissance cachée, veille dans l’obscurité, attendant le moment de révéler la lumière. »
William Blake
« Le hibou, messager de la nuit, porte en lui le secret des mystères que seul l’obscur peut révéler. »
Rainer Maria Rilke
« Le hibou, silencieux sage de la nuit, nous rappelle que la vérité se trouve souvent dans le silence et l’obscurité. »
Emily Dickinson
« Écoutez le cri du hibou dans la nuit, il parle d’une sagesse ancienne que nous devons apprendre à entendre. »
Henry David Thoreau
« Un hibou est traditionnellement un symbole de sagesse, nous ne sommes donc ni des colombes ni des faucons mais des hiboux, et nous sommes vigilants quand les autres se reposent. »
Urjit Patel
« Les hiboux parlent, mais seulement à ceux qui savent écouter. »
Auteur inconnu
L’œil de la nuit
En 2025, j’ai donné vie à ce charmant hibou, que j’ai brodé d’après une grille signée Renato Parolin.
J’aime imaginer que la nuit, perché tout en haut de son arbre, il ouvre grands ses yeux dorés et voit ce que je ne distingue pas toujours moi-même et que de là-haut il veille sur moi, qu’il est le gardien attentif de chaque pas que je fais, de chaque choix que j’hésite à prendre, qu’il est là, présent, comme une sentinelle qui m’éclaire d’un regard affectueux.
Car voyez-vous cet hibou, c’est un peu comme mon reflet.
Comme moi, il porte en lui cette patience que j’essaie de renforcer chaque jour, ce besoin de prendre le temps d’observer avant de me lancer.
Il incarne aussi cette intuition qui, toujours, me guide mieux que la raison.
Quand je le regarde, je me dis qu’il raconte une histoire, la mienne, mais aussi celle de tous ceux qui, comme moi, cherchent un peu de lumière dans l’obscurité, et qui savent que les réponses viennent souvent quand on sait attendre.
Au cœur
de la forêt
sage
hibou
haut
perché
dans
un arbre
ton
regard
perce
les ténèbres
les mystères
de la nuit
noire
tu es
le veilleur
des
ombres
toujours
calme
patient
clairvoyant
tu
observes
le monde
de
tes yeux
perçants
remplis
d’intuitions
et
de mystères
tu es
le talisman
de
protection
et
de chance
alors
comme lui
apprenons
à
observer
comprendre
puis
comme lui
choisissons
d’avoir
la clairvoyance
la persévérance
des sages.
C B
Les hiboux
Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur œil rouge. Ils méditent !
Sans remuer, ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.
Leur attitude au sage enseigne,
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne :
Le tumulte et le mouvement.
L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.
Charles Baudelaire
Hibou
Dans l’ombre portée des vieux chênes,
Sentinelle au regard d’ambre et d’or,
Le hibou dénoue les voix vaines
Et veille quand le tumulte dort.
Il ne parle pas, il observe le monde,
Le vol d’un insecte, le frisson du vent,
Il puise dans la nuit profonde
Le calme du sage et l’esprit vivant.
Tandis que l’homme s’agite et se perd,
Cherchant la lumière en plein midi,
L’oiseau tire du noir un univers
Où chaque silence est un interdit.
Sa sagesse est celle de l’attente,
Savoir se taire pour mieux écouter,
Car dans la pénombre battante,
La vérité n’aime pas s’exalter.
Sois comme lui, messager des lunes,
Garde ton calme au cœur du combat,
Les plus grandes âmes sont des brumes,
Qui voient ce que la foule ne voit pas.
Auteur inconnu
Les hiboux
Ce sont les mères des hiboux
Qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux,
En les tenant sur les genoux.
Leurs yeux d’or valent des bijoux,
Leur bec est dur comme cailloux,
Ils sont doux comme des joujoux,
Mais aux hiboux point de genoux !
Votre histoire se passait où ?
Chez les Zoulous ? les Andalous ?
Ou dans la cabane Bambou ?
À Moscou ou à Tombouctou ?
En Anjou ou dans le Poitou ?
Au Pérou ou chez les Mandchous ?
Hou ! Hou !
Pas du tout c’était chez les fous.
Robert Desnos


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