Veilleurs de lumière

« Les anges sont des messagers de la lumière, veillant sur le monde avec douceur. »
William Blake

« Ce que nous aimons, nous le portons en nous, comme un ange qui veille. »
Johann Wolfgang von Goethe

« Les anges sont aussi des messagers, des témoins de notre humanité, silencieux mais présents. »
Rainer Maria Rilke

« Dieu ne dort jamais, il veille sur nous sans relâche. »
Saint Augustin

« Quand une soudaine inspiration nous survient, elle peut certes être d’origine naturelle. Mais il est probable que plus souvent que nous ne pensons, elle nous est soufflée à l’oreille par notre Ange gardien. »
Jacques Maritain

« L’ange est le musicien du silence de Dieu. »
Dominique Ponneau,

Veilleurs de lumière

Les chérubins sont des figures angéliques à la fois puissantes et mystérieuses, ils sont les symboles de la présence divine et de la protection.
J’ai choisi de broder séparément deux visages de chérubins qui se font face comme deux messagers célestes, témoins silencieux du quotidien.
Placés chez moi dans l’entrée, ils accueillent chaque personne qui franchit la porte, en les invitant à la méditation et à la confiance.
Leurs regards, empreints de douceur et de vigilance, semblent échanger, dans un langage secret, la promesse muette de veiller sur les lieux.
Par leur présence sereine et leur expression apaisante, ces deux chérubins incarnent la délicatesse de la protection divine, un souffle de tendresse face à notre vulnérabilité humaine, un rappel que l’amour céleste veille toujours sur nous dans l’ombre en silence.

Deux Chérubins
messagers
du ciel
gardiens
silencieux
aux
regards
vigilants
et
apaisants
veillent
et
vous
accueillent
avec
tendresse
chez
moi
leur
présence
discrète
et
sereine
incarne
la douceur
la certitude
précieuse
de la
confiance
en un
petit bout
de Paradis.

C B

Un ange de lumière

Un ange de lumière
Est venu ce matin
Contempler sur la Terre
La vie des humains.
Un ange tout petit
Avec des ailes blanches,
Un regard malicieux
Et de très long cheveux.
Intrigué par la vie
Que l’on mène ici bas,
Perché sur son nuage,
Le petit ange, toute la journée resta.
Il n’avait de sa vie vu pareilles couleurs :
Du noir, du gris, du brun et du bleu nuit,
Pas plus qu’au Paradis il avait entendu
De si étranges sons et une telle cacophonie.
Il vit ainsi toute la journée,
Les hommes passer et repasser
Avec toujours ce petit air pressé.
« Je n’en reviens pas », se dit-il,
« Que les hommes puissent vivre ainsi.
Pas un n’a des ailes,
Personne ne sourit,
Ils ne grimpent pas aux nuages,
Vieillissent, ont tous un âge ! »
À la fin de la journée
Le petit ange de lumière
S’en fut au Paradis
Pour aller voir Saint Pierre.
« Pourquoi les hommes vivent-ils ainsi ? »
Demanda t-il au vieil homme en barbe blanche
Assis en face de lui.
« Pourquoi en bas n’est-ce pas comme ici ? »
Saint Pierre après un long moment de réflexion
Répondit au petit ange de lumière :
« Tu me poses là une bien drôle de question !
Si les hommes vivent sur la Terre,
Ce n’est pas sans raison,
La violence, la souffrance et la guerre
N’ont pas de place dans notre maison.
Mais n’oublie pas que les anges sont là
Pour veiller sur la Terre,
Exaucer les vœux de ceux qui le méritent,
Répandre l’amour et l’amitié sans discernement de frontière
Apporter joie santé et bonne humeur
À toute vie qui peuple la planète.
Ainsi grâce à toi et à tous tes amis,
Dieu espère rendre le cœur des hommes meilleur,
Qu’il ne l’a été jusqu’ici. »
Le petit ange de lumière
Répondit alors en souriant à Saint Pierre :
« Je crois que j’ai compris,
Il manque juste aux hommes,
Dans un coin de leur cœur,
Un petit bout de Paradis. »

Delphine Jouve

Devenir un ange

Cela doit être étrange
De devenir un ange
Et de voler sans bruit
Autour du paradis,

D’avoir un front, un nez,
Une bouche éternelle
Et avec ça des ailes
Vous tombant jusqu’aux pieds

Et de voir enfin Dieu
Assis au cœur des cieux
Avec sa barbe à fleurs,
Ses longs cheveux soyeux,
Son surplis de couleur
Et sa pipe en bois bleu.

Maurice Carême

Les anges musiciens

Sur les fils de la pluie,
Les anges du jeudi
Jouent longtemps de la harpe.
Et sous leurs doigts, Mozart
Tinte, délicieux,
En gouttes de joie bleue
Car c’est toujours Mozart
Que reprennent sans fin
Les anges musiciens
Qui, au long du jeudi,
Font chanter sur la harpe
La douceur de la pluie.

Maurice Carême

Chérubins brodés en décembre 2025 d’après une grille cueillie sur Pinterest

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