Il était une fois...

Grille point de croix offerte par Arachné
Retranscription d’une grille « Wolf et Dupeyron »

« Il était une fois… ces quatre mots ouvrent les portes de l’imaginaire et du rêve. »
Auteur inconnu

« Le conte est difficile à croire, mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire. »
Charles Perrault

« Les fées ne meurent jamais, elles dorment simplement dans le cœur des enfants. »
Citation d’un auteur inconnu inspirée par Charles Perrault

« Pour que la vie soit un conte de fée, il suffit peut-être simplement d’y croire. »
Walt Disney

« Bien loin de manifester des exigences, le conte de fées rassure, donne de l’espoir pour l’avenir et contient la promesse d’une conclusion heureuse. »
Bruno Bettelheim

« Les contes de fées sont plus que vrais, non parce qu’ils nous disent que les dragons existent, mais parce qu’ils nous disent que les dragons peuvent être vaincus. »
G.K. Chesterton

« Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient encore plus intelligents, lisez-leur encore plus de contes de fées. »
Albert Einstein

Il était une fois…

Plongez dans l’univers enchanté de Charles Perrault avec cette grille point de croix signée « Wolf et Dupeyron ».
Laissez-vous emporter par la magie intemporelle de ce conte de fées « La Belle au Bois dormant ».
Vous le constaterez, pour ma transcription j’ai légèrement retravaillé la grille pour lui donner une touche plus actuelle, tout en lui conservant l’esprit du conte et celui de la grille ancienne.
Souvenez-vous…
Il était une fois…
À la naissance de la princesse Aurore, sept fées sont invitées à devenir ses marraines.
Le jour du baptême, six d’entre elles lui offrent des dons merveilleux.
Mais une vieille fée que l’on avait oublié d’inviter est furieuse et lance un sort terrible à la princesse :
« À seize ans, Aurore se piquera le doigt à un fuseau et en mourra. »
Heureusement, la septième fée, sa marraine, qui n’avait pas encore parlé réussit à adoucir le sort :
« Aurore ne mourra pas, mais s’endormira pendant cent ans, jusqu’à ce qu’un prince la réveille d’un tendre baiser. »
Comme prédit, à seize ans, Aurore se pique le doigt et tombe dans un profond sommeil. Instantanément, tout le château s’endort avec elle.
Sur-le-champ, pour protéger le château des curieux et des indiscrets, une forêt de ronces et d’épines pousse et envahit les lieux, rendant ainsi toute entrée au château impossible.
Cent ans plus tard, un jeune prince aperçoit les tours du château derrière cette forêt impénétrable. Curieux et courageux, il s’y aventure et découvre Aurore, endormie sur son lit.
Charmé par sa beauté, il s’agenouille et l’embrasse tendrement…
Aussitôt, la princesse ouvre les yeux et tout le château en un instant s’éveille.
Quant à Aurore et le prince, tous deux tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre et s’aiment éperdument pour une fin heureuse…
C’est ainsi qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Hé oui, voyez-vous, la magie existe, il suffit d’y croire et… de la broder.
Alors, laissez-vous charmer par ce récit et brodez ce conte pour vous-même ou pour émerveiller vos petits-enfants et leur offrir un peu de la magie et de rêve issu des contes de fées !
À vos aiguilles donc, pour broder l’imaginaire enchanté, et que chaque point de croix soit aussi enchanteur que le conte lui-même !
Et, n’oubliez pas que chaque point brodé est une page d’histoire que l’on écrit… à l’aiguille.
À très vite, et bonne broderie !

La belle
au
Bois Dormant
une broderie
contée
où…
il était
une fois…
le temps
qui
s’arrête
pour
cent ans
et
qui
reprend
vie
par 
le baiser
enchanté
qu’un
prince charmant
donne à
une princesse
endormie

le bonheur
vient
à ceux
qui savent
attendre

l’amour
est
plus fort
que tous
les mauvais
sorts.

C B

Grand-père

Grand-père dit un conte,
Un conte du vieux temps.
Grand-père est amusant.
Lorsqu’il nous conte un conte.
Il n’a plus que deux dents.
Qu’il découvre en grognant
Pour imiter le loup méchant.
Et tout le monde
Rit à la ronde
Lorsque grand-père conte
Un conte du vieux temps.

Maurice Carême

Conte

La petite dame en noir
Cherchait son petit miroir
Pour y voir s’il faisait noir.
Elle ne put pas le voir
Car il faisait beaucoup trop noir
Pour voir son petit miroir.
Alors la dame en noir
S’assit sur son petit mouchoir
Et pleura dans le noir.
Elle pleura tant de larmes
Que le soleil, pris d’alarme,
Vint essuyer ses larmes.
Et la petite dame en noir
Retrouva son petit miroir
Et vit qu’il ne faisait plus noir.

Maurice Carême

Je racontais un conte

Je racontais un conte
À quatre ou cinq marmots, auditoire choisi,
Et j’en étais, je crois, à l’endroit que voici :
« … Dans un instant où Dieu tournait le dos, le diable
Se glissa, sans rien dire et d’un air amiable,
Ce qu’il fait très souvent, derrière le bon Dieu,
Il coupa dans le ciel un morceau de drap bleu,
Et, pour cacher le trou, mit dessus un nuage… »
Jeanne m’interrompit. « Allons, Jeanne, sois sage,
Dit George, intéressé par le diable et par Dieu,
Nous écoutons, tais-toi. » Jeanne s’en troubla peu.
« Je croyais que le ciel, dit-elle, était en soie. »

Victor Hugo


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