Ouragan
Grille point de croix offerte par Arachné
« Un chien est la seule créature au monde qui vous aime plus qu’elle-même. »
Josh Billings
« Plus je connais les hommes, plus j’aime les chiens. »
Charles de Gaulle
« Les chiens n’ont qu’un défaut : ils croient aux hommes. »
Elian-J Finbert
« Le chien a son sourire dans sa queue. »
Victor Hugo
« Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu’il n’a pas d’âme. »
Victor Hugo
« Le chien, c’est la vertu qui, ne pouvant se faire homme, s’est fait bête. »
Victor Hugo
« Je me demande quel nom mon chien m’a donné… »
Auteur inconnu
Ouragan
Chez moi vit une tornade de poils qui a pour nom Ouragan et qui transforme chacune de mes journées en un joyeux chaos.
Toute la journée, Ouragan, aboie, pleurniche pour un oui, pour un non, exprimant ses caprices ou ses peurs avec une intensité sonore qui met à rude épreuve ma patience et celle des voisins.
Ouragan règne chez moi en maître absolu, laissant généreusement poils et bave sur toute chose en guise de signature.
Le divan est son trône, n’essayez même pas de vous y asseoir sans son accord car, d’un grondement menaçant et en vous montrant ses crocs, il vous rappellera gentiment que cette place est déjà prise.
Mais comment pourrais-je me passer de lui ?
Car ce tyran, sous ses airs de maître du monde, cache un cœur d’or immense et une fidélité sans limites.
Chaque soir, mon ouragan, ma tornade de poils, de bave et de bruit m’attend au pas de la porte, la queue frétillante du bonheur, les yeux brillants de la joie de me voir.
Cet ouragan remplit mon chez-moi de vie, de chaleur et d’un amour si vrai qu’il efface d’un coup toutes les tempêtes que j’ai pu traverser pendant la journée.
Dans
ma maison
vit
un
ouragan
une
tornade
d’aboiements
de gémissements
qui
mettent
ma
patience
et
celle
des
voisins
à
rude
épreuve
sa bave
et
ses poils
sont
sa signature
pourtant
ce tyran
domestique
est
un compagnon
précieux
et
fidèle
qui sait
faire
fondre
et
rassurer
mon cœur.
C B
L’homme et le chien
Il ne voyait rien, il ne cherchait rien,
Il se contentait d’avoir un grand chien.
Á qui il parlait, à qui il riait
Comme à un ami qui lui ressemblait.
Á deux, ils formaient sûrement quelqu’un,
Quelqu’un de très bon, quelqu’un de très bien.
Traversant la vie sans souci aucun,
Simplement content d’être très content,
De ne désirer rien d’autre vraiment
Que d’être ici-bas un homme et un chien.
Maurice Carême
La tranche de pain
Un enfant seul,
Tout seul avec en main
Une belle tranche de pain,
Un enfant seul
Avec un chien
Qui le regarde comme un dieu
Qui tiendrait dans sa main
La clé du paradis des chiens.
Un enfant seul
Qui mord dans sa tranche de pain,
Et que le monde entier
Observe pour le voir donner
Avec simplicité,
Alors qu’il a très faim,
La moitié de son pain
Bien beurré à son chien.
Maurice Carême
Ma chienne
Ma chienne, la Chougna, n’est pas, certes une bête !
Nous rentrons. Sous mes mains fourrant sa grosse tête,
Elle sent un sermon venir et se tient coi.
Je la prends par l’oreille, et je lui dis : — Pourquoi
Te comportes-tu mal, Chougna, devant le monde ?
Pourquoi, quand nous sortons, il faut que je te gronde !
Cours-tu, jappant, hurlant, à travers les buissons,
Après les jeunes chiens et les petits garçons ?
Pourquoi ne vois-tu pas un coq sans le poursuivre ?
Si bien que, moi, j’ai l’air d’avoir une chienne ivre !
Cela nous fait mal voir, les gens sont irrités.
Je te connais beaucoup de bonnes qualités,
Fidèle, réservée, intelligente, affable,
Mais vraiment, quand tu sors, tu n’es pas raisonnable !
Victor Hugo



Commentaires