Un petit carré de grand automne
« Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps. »
Samuel Beckett
« C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. »
Khalil Gibran
« Il n’y a pas de petites choses en art. »
Jean-Pierre Raynaud
« Il faut faire les petites choses comme si elles étaient grandes. »
François Truffaut
« Essayer de faire de petites choses de manière extraordinaire. »
Paramahansa Yogananda
« Les grandes choses dérivent souvent des petites. »
Proverbe
« Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix… Dans chaque petite chose, il y a un Ange. »
Georges Bernanos
Un petit carré de grand automne
C’est en 2009 qu’est née l’envie de broder cette miniature d’un alphabet automnal, d’après une grille offerte par Jean-Louis Grandsire.
Ce petit alphabet carré m’a séduite par sa dimension réduite, sa forme parfaite, sa délicatesse et son charme d’antan.
Pour lui donner vie, j’ai choisi un fil ombré, un dégradé qui va du bordeaux profond, couleur de feuilles mortes et de vin chaud jusqu’au rose pâle des derniers rayons de soleil de l’automne.
Chaque lettre colorée de ma broderie semble avoir été caressée par la lumière changeante de la saison qui doucement en avançant s’efface en blêmissant pour laisser place à l’hiver.
Ce carré brodé est certes modeste par sa taille, mais il est immense par son rendu visuel original.
Cette miniature nous rappelle que les plus beaux ouvrages ne sont pas toujours les plus grands, parfois, il suffit de quelques centimètres de toile et d’un fil ombré pour révéler une saison tout entière.
Ici, le fil ombré inaugure l’ouvrage dans les tons d’un automne chaleureux et le termine dans les tons du rose le plus pâle où apparaît graduellement la couleur glacée de l’hiver.
L’automne
paré
de teintes
chaleureusement
colorées
de
lumière
mordorée
caresse
nos
cœurs
qui
se
laissent
porter
en
douceur
par
les
teintes
qui
muent
en
tons
affadis
vers
l’hiver
et
ses
tons
glacés
qui
lentement
se
profile.
C B
Les feuilles mortes
Tombent, tombent les feuilles rousses,
J’entends la pluie sur la mousse.
Tombent, tombent les feuilles molles,
J’entends le vent qui s’envole.
Tombent, tombent les feuilles d’or,
J’entends l’été qui s’endort.
Tombent, tombent les feuilles mortes,
J’entends l’hiver à ma porte.
Pernette Chaponnière
L’acacia
Le vent
Passait, pleurant.
L’acacia dit :
Vent d’automne
Au front gris,
Tu t’ennuies :
Je te donne
Mes feuilles.
Prends, cueille
Et va jouer au volant
Avec ton amie
La pluie.
Le printemps,
En son temps,
M’en fera de plus jolies !
Marie-Magdeleine Carbet
L'automne
Quand les bois ont les cheveux courts,
La lune ceint son abat-jour
De brume pâle
Et le vent vole et le vent court
En tournoyant comme un vautour
Sous les étoiles.
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd
Quand les bois ont les cheveux courts ?
Rivé aux cailloux de la cour
Le lierre étreint dans ses doigts gourds
Une hirondelle.
Entends-tu dans le petit jour,
Le gel affûter ses tambours
Et ses chandelles ?
Quand les bois ont les cheveux courts
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd ?
Pierre Coran
Mon petit carré d’un grand automne a été brodé en 2009 d’après une grille offerte par Jean‑Louis Grandsire.


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